Nos parents marquent au fer rouge notre paysage émotionnel jusqu'à ce qu'on décide, un jour, de se libérer de nos blocages pour s'autoriser à être pleinement soi.
Dès l'enfance, consciemment ou non, nos parents nous apprennent quelles émotions sont autorisées et lesquelles sont interdites.
😡 La colère ? Interdite.
🥲 Les larmes ? Permises seulement si tu es une fille.
😰 La peur ? Faiblesse.
😁 La joie ? Autorisée, mais pas trop fort.
Ces règles invisibles façonnent qui tu deviens, souvent sans même que tu t'en rendes compte.
Mes émotions autorisées
J'ai admiré chez Daddy sa capacité à exprimer ses émotions. Il pouvait pleurer devant un film, être ému par un beau paysage ou quand il était fier de moi, ou quand il était triste.
À travers lui j'ai appris que j'ai le droit d'exprimer ma joie, ma tristesse et ma peur.
Par contre...
La peur de la colère...
Papa était un ours. Il était rigide, et quand il avait quelque chose en tête, c'était difficile de le faire changer d'avis.
Lorsqu'il se mettait en colère, du haut de ses 1m90, et même s'il ne l'a jamais exprimée physiquement, il m'impressionnait.
Il avait été capable de mettre un terme à une amitié de 40 ans avec son meilleur ami pour ce qui me paraissait une broutille. Il était en conflit permanent avec mon beau-frère, tellement que ma sœur a coupé les ponts avec nous durant quelques années.
Comme petite fille de 8 ans j'ai appris que si j'entrais en conflit avec mon père, je risquais de le perdre. Et évidemment, c'était impensable !
Alors j'ai grandi en faisant tout pour éviter le conflit et la colère, sans en avoir conscience.
Puisque j'avais appris que colère = danger, j'ai appris à exprimer ma colère par des larmes, qui elles étaient autorisées.
Le cadeau sur mon chemin
Pour me guérir de ma peur de la colère, du conflit, et de la fin de la relation, l'Univers a mis sur mon chemin un homme que j'ai aimé passionnément, et qui (comme par hasard) était aussi très colérique.
Parfois il exprimait sa colère contre moi, et parfois non. Parfois j'ai eu peur aussi, de ce qu'il pourrait faire s'il dérapait...
Mais chacune de ces crises de colère m'a appris à guérir un peu plus mes blessures de l'enfance.
J'ai appris que le conflit et la colère ne mettent pas nécessairement fin à une relation, que j'ai le droit moi aussi d'exprimer ma colère, et que les conflits sont utiles et salvateurs parfois.
Notre relation s'est terminée, et j'ai une profonde gratitude pour ces 3 années d'apprentissage à ses côtés.
❓
Et toi ? Quelle émotion t'a été interdite dans ton enfance ?
Comment ça t'empêche aujourd'hui d'être pleinement toi ?